Article mis à jour le 7 juillet 2024
Saviez-vous que 43 % des cyberattaques visent les petites entreprises ?
C’est exact ! La cybersécurité ne concerne pas seulement les grandes entreprises.
Cet article vise à clarifier certains des mythes les plus courants sur la cybersécurité et à vous fournir les connaissances nécessaires pour vous protéger, vous et votre organisation, de manière plus efficace.
Découvrons la vérité qui se cache derrière ces mythes et travaillons à l’amélioration de notre protection numérique.
Mythe n°1 : la cybersécurité n’est qu’un problème informatique
Imaginez la situation : vous êtes au bureau, en train de siroter votre café, quand soudain, c’est le chaos parce que les données de l’entreprise ont été piratées.
Vous vous dites : « Le service informatique s’en occupe » et vous retournez à vos mails.
C’est une erreur !
Croire que la cybersécurité relève uniquement de la responsabilité du département informatique revient à penser que seul le chef cuisinier doit s’inquiéter si le restaurant prend feu.
La cybersécurité est l’affaire de tous.
Du PDG au stagiaire, chacun d’entre nous a un rôle à jouer.
Imaginez que Fabrice, de la comptabilité, clique sur un lien suspect dans un mail, et voilà que les données de votre entreprise se retrouvent entre les mains de cybercriminels.

Ce n’est pas très beau à voir, n’est-ce pas ?
Il faut se rendre à l’évidence : La cybersécurité nécessite un effort collectif.
Des pratiques simples comme ne pas cliquer sur des liens inconnus, utiliser des mots de passe robustes et signaler les activités suspectes peuvent faire une énorme différence.
Conseil pratique : Commencez par une formation de base à la cybersécurité pour tous les employés. Cette formation n’a pas besoin d’être très poussée, elle suffit à sensibiliser chacun aux dangers et à la manière de les éviter.
Mythe n°2 : des mots de passe robustes suffisent
Ah, le mythe du classique « motdepasse123 ».
Certes, il est important d’avoir un mot de passe sécurisé, mais penser qu’il s’agit d’un bouclier magique contre les pirates informatiques revient à croire qu’un cadenas peut protéger un coffre au trésor.
Les cybercriminels ont évolué, et nos défenses aussi.
Vous souvenez-vous de la fois où Jeanne, du service marketing, avait un mot de passe qui était une combinaison du nom de son chat et de son année de naissance ?
Elle pensait que son mot de passe était infaillible.
Révélation : ce n’était pas le cas. Son compte a été piraté et le malaise s’est installé.
Retour à la réalité : L’authentification à deux facteurs (2FA) ajoute une couche de sécurité supplémentaire.
Même si quelqu’un pirate votre mot de passe, il aura toujours besoin de ce deuxième facteur pour se connecter.
Conseil pratique : Utilisez un gestionnaire de mots de passe pour générer et stocker des mots de passe complexes, et activez toujours l’authentification à deux facteurs lorsqu’elle est disponible. C’est comme si vous aviez un agent de sécurité à côté de votre cadenas.
Pas de panique ; nul besoin de l’activer sur des sites comme BuzzFrance, mais dès qu’il s’agit d’un service sensible, c’est obligatoire !
Mythe n°3 : les antivirus suffisent
Se fier uniquement à un logiciel antivirus revient à compter sur un seul videur pour assurer la sécurité d’un concert affichant complet.
L’antivirus est essentiel, mais il n’est pas la panacée en matière de cybersécurité.
Prenons l’exemple de la petite entreprise de Martin.
Il disposait d’un logiciel antivirus et pensait être en sécurité.
C’est alors qu’est arrivé le mail de phishing1, déguisé en message d’un client important. Un seul clic et le système de Martin a été compromis.

Le constat est sans appel : Une approche multicouche de la sécurité est essentielle.
Les pare-feu, les mises à jour régulières des logiciels et la formation des utilisateurs jouent tous un rôle important dans la protection de vos données.
Conseil pratique : Mettez régulièrement à jour tous les logiciels et systèmes. Intégrez un bon pare-feu et continuez à vous informer, vous et votre équipe, sur les dernières escroqueries et pratiques de sécurité en matière de phishing.
Mythe n°4 : la cybersécurité est trop coûteuse pour les petites entreprises
Ce mythe est aussi dépassé que l’internet par ligne commutée.
En réalité, la cybersécurité n’a pas besoin de coûter cher.
Prenons l’exemple de la boutique de Lisa.
Elle pensait que la cybersécurité était un luxe coûteux jusqu’à ce qu’elle subisse une attaque par ransomware2.
Il lui a fallu plus d’argent pour se remettre sur pied qu’il n’en aurait fallu pour investir dans des mesures de cybersécurité de base dès le départ.
La réalité : Il existe des outils abordables, voire gratuits, qui permettent d’améliorer considérablement la sécurité.
Des mesures simples comme la sauvegarde régulière des données, l’utilisation d’un réseau Wi-Fi sécurisé et la formation des employés peuvent protéger votre entreprise sans coûter une fortune.
Conseil pratique : Explorez les solutions de cybersécurité économiques telles que les programmes antivirus gratuits, la mise en place d’un filtrage web et les sauvegardes régulières des données.
Parfois, la meilleure défense est le bon sens combiné à quelques investissements intelligents.
Prenez le temps de réfléchir : quel est le degré de sécurité de vos pratiques actuelles ?
Êtes-vous coupable d’avoir cru à l’un de ces mythes ?
Partagez cet article avec vos collègues et vos amis.
Diffusons l’information et faisons de la cybersécurité un travail d’équipe.
Notes de bas de page
- Phishing (en français, hameçonnage) : type de fraude consistant par exemple à envoyer des emails en se faisant passer pour un organisme ou une entreprise connue et demandant d’ouvrir une pièce jointe contenant un programme malveillant ou demandant de cliquer sur un lien renvoyant vers un faux site de l’organisme ou entreprise en question pour obtenir des renseignements confidentiels (mot de passe, informations bancaires, etc). ↩︎
- Ransomware (en français, rançongiciel) : type de programme malveillant bloque l’accès à un ordinateur ou à certains fichiers en les chiffrant. Le pirate demande alors le paiement d’une rançon pour pouvoir récupérer les données de l’ordinateur. ↩︎

