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 | |  |  | Comment réagir (techniquement) en cas d'intrusion |  |
par Stéphane Aubert (21/10/2000)
En cas d'intrusion, si l'on souhaite, obtenir des informations sur ce qui
se passe ou s'est passé, il faut réagir VITE !
Pour cela il faut s'y être un peu préparé et avoir préparé les outils (non
infectés par un rootkit) qui aident à y voir plus clair.
Quand réagir ?
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Facile : le plus tôt possible ;-)) !
Effectivement, il faut réagir vite lorsqu'un administrateur détecte un
comportement anormal, une machine qui plante, un disque plein, une machine
qui envoie des paquets non autorisés vers Internet ou les autres machines.
Ou simplement lorsque postmaster ou abuse de votre domaine (ils existent ?)
reçoit un mail vous informant que vous êtes une des sources d'un DDOS. Mais
attention, n'exécutez pas les commandes qu'on vous propose dans ce mail, ni
les exécutables.
Comment se préparer ?
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. Prévoir une prise réseau pour une machine Unix sur les DMZ, sur les brins
du réseau interne.
. Prévoir une machine Unix pouvant servir de sniffer le moment venu (un
portable avec du disque est déjà vraiment bien)
Il faut de la place disque pour pourvoir garder des traces réseau et des
copies des partitions de la ou des machines compromises.
. Prévoir les outils sur une disquette ou un CDROM (voir chapitre suivant)
. Tester ces outils
Comment réagir ?
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* au niveau du réseau
Il y a deux outils à utiliser pour copier tout (ou une partie) du trafic
réseau, détecter des paquets correspondant à des attaques connues et
localiser la ou les machines émettrices de paquets spoofés (dont l'adresse
source n'est pas la bonne).
- tcpdump -lnvve permet de voir le trafic réseau avec les adresses MAC
Ceci permet dans la plus part des cas de trouver une machine qui spoofe,
- tcpdump -lnvx -s 1500 -w trace permet d'enregistrer le trafic réseau,
- enfin snort permet de détecter des attaques connues comme shaft ou
stacheldraht.
* au niveau des systèmes compromis
Toute les données obtenues avec les commandes suivantes doivent être
sauvegardées sur un disque différent. Il ne faut pas modifier le disque
original.
Ne pas utiliser les exécutables du disque de la machine compromise,
n'utiliser de préférence que les exécutables que vous avez mis sur la
disquette ou le CDROM.
Une fois obtenues les données doivent être dupliquées et mise en lieu sûr
pour pouvoir prouver que personne n'a pu les modifier à posteriori.
Ne compressez les données que si vous y êtes obligé. Si vous le
compressez vérifiez avec un hash MD5 que vous pouvez les récupérer dans
leur intégralité.
L'utilisation de netcat est la bienvenue pour transférer de manière
simple les données.
Exemple d'utilisation de netcat :
lancer sur le portable sûr : nc -p 1234 -l > adresseIP-machine.ps.txt
sur la machine douteuse : /mnt/bin/ps -auexww | /mnt/bin/nc -w3 adresseIP-portable > 1234
Pour lancer ces commandes utilisez un shell sain sur votre CDROM :
/mnt/bin/bash -rcfile /cdrom/etc/bashrc -noprofile -i
Il faut absolument garder :
- la liste des processus (exemples : ps -auexww, pstat.exe, tlist.exe)
- l'état des interfaces (ifconfig -a ou ipconfig /a)
- la liste des ports ouverts (netstat -an ou utiliser lsof)
- la table de routage (netstat -rn ou route print)
- la liste des fichiers sur le disque (ls ou find)
(sur NT : dir /s \ puis sfind pour les fichiers cachés)
- tous les binaires des processus en cours d'exécution
- le résultat de tripwire s'il était configuré
- le résultat de rscan (http://www.hsc.fr/ressources/outils/)
- une copie de toutes les partitions (faite avec dd)
Le répertoire /proc est très important sous Linux.
Et après ...
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Faites nous intervenir au plus vite si vous souhaitez nous faire analyser
le problème ou au moins informez nous, nous essayerons de vous aiguiller.
Restez vigilants !...
Stéphane Aubert <Stephane.Aubert@hsc.fr>
Hervé Schauer Consultants
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