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La sécurité TCP/IP intervient à la fois sur le périmètre du réseau privé et à l'intérieur de l'entreprise. Dans les deux cas, le firewall est omniprésent. Le firewall, concept marketing, désigne un équipement capable d'appliquer des fonctions de sécurité sur les flux TCP/IP. Le firewall tel que nous le connaissons, c'est-à-dire généralement un logiciel s'appliquant sur un serveur Windows NT ou Unix, a connu un essor grandissant, grâce à un matraquage marketing adéquat. Il est cependant voué à se limiter à son rôle originel et à disparaître dans la très grande majorité des utilisations actuelles de firewall. Pour le filtrage et le contrôle des flux TCP/IP, seuls des besoins sophistiqués d'analyse de contenu du flux, justifieront des systèmes de sécurité haut de gamme sur des serveurs, utilisant des relais applicatifs, et imposant une administration et une exploitation coûteuse. L'analyse de contenu permet la détection de codes mobiles, de virus ou de canaux cachés. De plus, elle doit généralement être appliquée suivant une granularité fine, en fonction de l'utilisateur et du serveur accédé. Le développement des tunnels chiffrés va également justifier le développement du matériel, boîtiers ou routeurs, avec des cartes matérielles spécialisées pour le chiffrement. Il n'y a pas besoin de serveur dans ce cas. Il faut aussi noter que beaucoup de logiciels firewall pour serveurs, ne sont pas utilisés en coupure, mais tous seuls sur un serveur : ils servent à protéger et faire des filtres sur le serveur lui-même, pour les communications à destination de ce serveur. L'intégration progressive d'IPsec dans les couches TCP/IP des systèmes serveurs va rendre totalement caduque l'utilisation des firewalls pour la simple protection d'un serveur. Aussi, il apparaît une évolution technologique progressive, du firewall sur serveur vers le firewall sur boîtier. Le boîtier, routeur, commutateur ou boîtier spécialisé de chiffrement ou de tunnelling, représente l'avenir en matière d'équipement d'application de la politique de sécurité de l'entreprise. Il intègre même un serveur web pour son administration à distance et la fonction firewall en standard : il n'est plus nécessaire de posséder une boîte marquée firewall. Voici quelques exemples de cette évolution :
Les technologies de commutation dans les routeurs permettent un filtrage sans perte importante de performance, ce qui n'est pas le cas sur un serveur. La combinaison des annuaires, des serveurs DHCP et de l'authentification de l'utilisateur sur un serveur web dans le périphérique (HTTP AAA), permettront un filtrage dans les boîtiers, non plus basé sur des adresses IP mais sur des individus. De même, la généralisation de la commutation ne permettra plus d'écouter un réseau depuis un serveur ou une sonde : seuls les routeurs et les commutateurs pourront fournir ce service. Il se développe actuellement une infrastructure de services applicatifs (LDAP, DHCP, Radius, AAA, ICP, etc.) que vont compléter dans l'avenir, des serveurs de politiques de sécurité, et les périphériques composant le réseau appliqueront la sécurité. Celle-ci aura un filtrage de la qualité des firewalls actuels. Les routeurs et les commutateurs, associés à des serveurs de politique de sécurité, constituent donc l'avenir de la sécurité. Le firewall sur un serveur pour faire du filtrage IP appartient au passé. L'avenir du firewall au-delà du filtrage IP, est celui de l'analyse de contenu, lourde ; cela va limiter ces firewalls à la sécurité du périmètre, entre l'entreprise et l'Internet.
AAA : Authentication, Authorization, Accounting |
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Dernière modification le 10 juin 2002 à 14:13:59 CET - webmaster@hsc.fr
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